Search Results: "jam"

16 January 2006

Ross Burton: Sound Juicer "If Not Now" 2.13.2

Sound Juicer "If Not Now" 2.13.2 is out. Tarballs are available on burtonini.com, or from the GNOME FTP servers. Lots of changes here: Go testers go! NP: Tracy Chapman, Tracy Chapman

15 January 2006

Pierre Habouzit: DAVDSI - D route Anonc e du Virtuel, par D ficience de ses Syst mes Immunitaires ...

Je ne vais pas faire de pr sentation de DAVDSI, je ne suis pas juriste, et d'autres[1] l'ont d j fait, bien mieux que je ne saurais sans doute jamais le faire. L'article Wikipedia est (comme toujours) tr s clair Je vais plut t revenir sur les diff rents probl mes que cette loi soul vent et qui font actuellement d bat. Je rel ve essentiellement trois grands axes : Ce projet de loi se veut (en tout cas c'est comme a qu'en tant que citoyen il me'a t pr sent , et comment je l'ai compris) de mettre un cadre juridique autour des changes num riques, notament sur Internet (mais aussi de n'importe quel support num rique vers un autre). L galisation du peer-to-peer ? ou licence globale ? Actuellement, le peer to peer et les changes de fichiers sur les r seaux sont dans un tat de vide juridique, ce sur quoi tout le monde est d'accord. Les internautes voudraient voir leur passe temps favori l galis , ou au moins sans doute prot g des inquisitions de la RIAA. Les distributeurs eux (et je souligne le terme distributeur opposer auteurs) sont contre, puisque ceci repr senterait une perte nette dans leur buisness. Je tourne ma phrase au conditionnel parce que je ne veux pas entrer dans les d bats sur le fait que le p2p est ou non b n fique aux distributeurs. D'autres l'ont fait (par exemple dans Confessions d'un voleur de Laurent Chemla, puis plus r cemment Roberto Di Cosmo dans sa lettre ouverte Eddy Mittchell. Mais pour autant que je respecte monsieur Di Cosmo (dont j'ai d'ailleurs suivi les cours passionnants[2]), je pense que lui, ainsi que tout ceux qui se battent pour ou contre la licence globale se trompent de combat. Je m'explique : les d fenseurs de DAVDSI savaient que a serait un gros point de d bat, et tant le point auquel les distributeurs de contenus sont le plus sensibles, ils se sont tr s largement pr par s ce d bat. C'est donc un terrain dangereux, o il est facile de ne plus tre pris au s rieux. D'autant plus que par exemple l' tude de la SPEDIDAM me parait totalement biais (il ne propose que le choix licence global versus ill galit , ce qui donne au r sultat une majorit de gens pour la licence globale, alors que c'est plut t une majorit contre l'ill galit ). Mais j'ai dit que je ne voulais pas m'enfoncer plus loin dans ce d bat, parce qu'il est surtout pr matur . Le r el probl me est que l'on ne sait pas qui ou qu'est ce qu'on prot ge. Il manque un r el d bat et travail de fond sur la propri t intellectuelle vis vis des nouveaux probl mes soulev s par l' re num rique. Nous n'avions pas connu a depuis Gutemberg, bien sur a commence un peu dater ... Au lieu de se poser cette question, qui me parait pourtant pr liminaire au reste du d bat, on voit de toute part les gens se ruer vers des lois-rustines, et cache-mis re. Car DAVDSI est une loi h tive qui veut au plus vite appliquer un sparadrap sur la fissure que repr sente le p2p, sous la pression des distributeurs de contenus. Alors pour ou contre la licence globale ? personnellement je suis contre (et je ne rentrerai pas dans les d tails du sujet ici, on en trouve une vague explication dans les commentaires sur le billet DAVDSI CODE (5)), mais comme les gens qui ont r pondu au sondage de la SPEDIDAM, je suis encore plus contre le fait que a soit ill gal. Entre deux maux, je pr f re le moins dangereux pour moi. Mais la loi se limiterait la licence globale, la limite, je me dirais   quoi bon ... , a serait un mauvais pr c dent, mais la taxe sur les disques durs l' tait d j , c'est juste une prolongation. Malheureusement, la loi va plus loin, et ce sont ces deux points qui me posent le plus de probl mes. L'incompatibilit avec les logiciels libres, et la protection l gale des DRM Mon inqui tude est li e l'interdiction p nalement sanctionn e du contournement des DRM. Les ayatollahs du libres, ainsi que m me des gens plus mod r s, ont tout de suite not l'incompatibilit flagrante de cette loi, avec les logiciels libres (je renvoie le lecteur au blog de Tristan Nitot sur ce point). Mais le probl me me semble bien plus vaste. En effet, m me m me si comme le souligne Me Eolas (que je cite) : La loi fait obligation aux utilisateurs (les maisons de disque et soci t s de production) de ces mesures techniques efficaces d'accorder "de mani re non discriminatoire" des licences d'utilisation aux fabricants de lecteurs et concepteurs de logiciels de lecture, condition que ceux-ci respectent leur tour ces mesures.. Ceci fait qu'aucun logiciel libre (bien plus que les soucis de licence voqu s par Tristan Nitot) n'aura jamais aucune licence qui lui sera accord e : tant que le mat riel informatique, ne supportera pas les DRM en propre, les logiciels capables de lire des contenus prot g s vont n cessairement un moment du processus de rendu (graphique pour les livres, audio pour les mp3, etc ...) avoir la version non prot g e du contenu en m moire. Le code source tant ouvert, n'importe quelle personne (m me pas forc ment de tr s grand hackers) sera capable de d tourner un logiciel libre (son code source est ouvert !) pour r cup rer cette version d cod e du contenu, et en profiter pour le sauver. Je ne suis pas juriste, mais il me parait tr s facile un distributeur de contenus (par exemple Sony) de d fendre devant un tribunal que m me si le responsable du projet libre (par exemple VLC) qui lui demande une licence est sinc re, que aucun d veloppeur de VLC ne pourra assurer Sony que leur logiciel ne sera jamais utilis pour contourner les DRM. Tant que aucun mat riel informatique ne sera capable de d coder des DRM lui m me (enlevant cette responsabilit aux logiciels), aucun logiciel libre, et plus g n ralement open source, ne pourra poss der une telle licence, parce que la loi donne tous les outils aux distributeurs et diteurs de contenus de l'emp cher. Arrive donc ma seconde inqui tude : le jour o le mat riel informatique saura g rer lui m me les contenus prot g s. En effet, le jour o l'ordinateur g rera lui m me gr ce au mat riel toutes les protections num riques autour des contenus, nous serons arriv s un r ve d'un consortium Microsoft-AMD-Intel appel Palladium. Sous des pr textes de s curit informatique, ce consortium vise implanter dans le coeur de votre ordinateur, une puce qui sait si tel ou tel mat riel respecte ou non les DRM[3], tant en charge de refuser la transmission d'un contenu sous sa forme d cod e un p riph rique louche . Bien sur, pour tre reconnu par cette puce (appel e puce TCPA comme Trusted Computing Platform Alliance ) il faudra avoir montr patte blanche ce consortium, pay le droit d' tre reconnu, etc ... Sur la FAQ TCPA vous pourrez lire pourquoi un tel syst me am nerait in vitablement l'informatique vers un monde tel que celui d crit dans la fameuse letter from 2020 dont vous pouvez lire une traduction fid le[4]. Ind pendament de toute consid ration personnelle sur le logiciel libre, la diversit est en tout lieu maintenir. Que a soit en politique, en biologie et en g n tique, ... et en informatique. De la diversit na t la concurrence et la cr ation. La diversit est m re d'innovation. Ce sont des lieux communs, mais je tiens les rappeler. Un monde du multim dia o le DRM est roi, serait un monde de la culture unique, o Microsoft serait le Moscou du silicium, et o rien ne pourrait tre fait sans l'aval du Camarade Gates. D'autre part -- et je vais reviens ici sur mon affirmation sur le fait que DAVDSI est pr matur -- interdire le contournement des DRM am ne directement un monde o les contenus ditoriaux ne sont poss d s que par les distributeurs (lire ce billet d'un autre juriste sur le sujet et les commentaires 22 de Luc Saint- lie et mon pr c dent billet lui aussi commentaire sur le blog de Me Eolas). Bien plus loin que des probl mes de copie priv e, c'est le patrimoine culturel de l'humanit qui serait enti rement poss d et g r par les distributeurs (comprendre Sony, Universal, Microsoft, ...). Une seconde lecteure de la letter from 2020 me fait avec une telle loi encore plus froid dans le dos. Une telle loi fait que le patrimoine culturel d'une nation enti re sera divis e entre les serveurs de grosses multinationales, qui n'auront en plus priori aucun devoir de les conserver (!!!!!) ou d'en prendre un soin particulier. La meilleure arme contre l'oubli et la perte de document, c'est la dispersion des contenus, et la r plication (en parler aux biblioth caires d'Alexandrie ... m me Sony n'est pas l'abri d'un incendie ... ou d'un pirate qui lui d truitait tous ses serveurs !). L' tat fran ais est en train de soutenir une loi, qui m ne au final une d possession de sa culture (comme a on pourra faire des conomies sur un minist re apr s tout... pas con!). Et je vous pargne (parce que ce billet est d j bien assez long) ma petite th orie sur les relations entre monopoles et puces DRM/TCPA (je suppose de toute fa on que ce sujet est abord sur la FAQ TCPA). Bref, au lieu de se demander qui doivent tre les garants de notre culture, et de nos contenus num riques, l' tat ne se pr occupe que de surprot ger des multinationales d j surpuissantes, de conforter leur monopole, et de surtout permettre en le gravant dans le marbre de la loi[5] les principes qui pourraient permettre ces m me multinationales de devenir les Big Brother de demain.
Notes [1] voir le billet Le DADVSI Code(5) : l'Opus d'Elie de Maitre Eolas sur le sujet. [2] si si, je le pense. [3] et ce de mani re incontournable. [4] Je n'arrive pas retrouver un pointeur sur l'original... [5] et c'est sans doute a que je trouve le plus scandaleux.

Pierre Habouzit: DAVDSI -- D route Anonc e du Virtuel, par D ficience de ses Syst mes Immunitaires ...

Je ne vais pas faire de pr sentation de DAVDSI, je ne suis pas juriste, et d'autres[1] l'ont d j fait, bien mieux que je ne saurais sans doute jamais le faire. L'article Wikipedia est (comme toujours) tr s clair Je vais plut t revenir sur les diff rents probl mes que cette loi soul vent et qui font actuellement d bat. Je rel ve essentiellement trois grands axes : Ce projet de loi se veut (en tout cas c'est comme a qu'en tant que citoyen il me'a t pr sent , et comment je l'ai compris) de mettre un cadre juridique autour des changes num riques, notament sur Internet (mais aussi de n'importe quel support num rique vers un autre). L galisation du peer-to-peer ? ou licence globale ? Actuellement, le peer to peer et les changes de fichiers sur les r seaux sont dans un tat de vide juridique, ce sur quoi tout le monde est d'accord. Les internautes voudraient voir leur passe temps favori l galis , ou au moins sans doute prot g des inquisitions de la RIAA. Les distributeurs eux (et je souligne le terme distributeur opposer auteurs) sont contre, puisque ceci repr senterait une perte nette dans leur buisness. Je tourne ma phrase au conditionnel parce que je ne veux pas entrer dans les d bats sur le fait que le p2p est ou non b n fique aux distributeurs. D'autres l'ont fait (par exemple dans Confessions d'un voleur de Laurent Chemla, puis plus r cemment Roberto Di Cosmo dans sa lettre ouverte Eddy Mittchell. Mais pour autant que je respecte monsieur Di Cosmo (dont j'ai d'ailleurs suivi les cours passionnants[2]), je pense que lui, ainsi que tout ceux qui se battent pour ou contre la licence globale se trompent de combat. Je m'explique : les d fenseurs de DAVDSI savaient que a serait un gros point de d bat, et tant le point auquel les distributeurs de contenus sont le plus sensibles, ils se sont tr s largement pr par s ce d bat. C'est donc un terrain dangereux, o il est facile de ne plus tre pris au s rieux. D'autant plus que par exemple l' tude de la SPEDIDAM me parait totalement biais (il ne propose que le choix licence global versus ill galit , ce qui donne au r sultat une majorit de gens pour la licence globale, alors que c'est plut t une majorit contre l'ill galit ). Mais j'ai dit que je ne voulais pas m'enfoncer plus loin dans ce d bat, parce qu'il est surtout pr matur . Le r el probl me est que l'on ne sait pas qui ou qu'est ce qu'on prot ge. Il manque un r el d bat et travail de fond sur la propri t intellectuelle vis vis des nouveaux probl mes soulev s par l' re num rique. Nous n'avions pas connu a depuis Gutemberg, bien sur a commence un peu dater ... Au lieu de se poser cette question, qui me parait pourtant pr liminaire au reste du d bat, on voit de toute part les gens se ruer vers des lois-rustines, et cache-mis re. Car DAVDSI est une loi h tive qui veut au plus vite appliquer un sparadrap sur la fissure que repr sente le p2p, sous la pression des distributeurs de contenus. Alors pour ou contre la licence globale ? personnellement je suis contre (et je ne rentrerai pas dans les d tails du sujet ici, on en trouve une vague explication dans les commentaires sur le billet DAVDSI CODE (5)), mais comme les gens qui ont r pondu au sondage de la SPEDIDAM, je suis encore plus contre le fait que a soit ill gal. Entre deux maux, je pr f re le moins dangereux pour moi. Mais la loi se limiterait la licence globale, la limite, je me dirais   quoi bon ... , a serait un mauvais pr c dent, mais la taxe sur les disques durs l' tait d j , c'est juste une prolongation. Malheureusement, la loi va plus loin, et ce sont ces deux points qui me posent le plus de probl mes. L'incompatibilit avec les logiciels libres, et la protection l gale des DRM Mon inqui tude est li e l'interdiction p nalement sanctionn e du contournement des DRM. Les ayatollahs du libres, ainsi que m me des gens plus mod r s, ont tout de suite not l'incompatibilit flagrante de cette loi, avec les logiciels libres (je renvoie le lecteur au blog de Tristan Nitot sur ce point). Mais le probl me me semble bien plus vaste. En effet, m me m me si comme le souligne Me Eolas (que je cite) : La loi fait obligation aux utilisateurs (les maisons de disque et soci t s de production) de ces mesures techniques efficaces d'accorder "de mani re non discriminatoire" des licences d'utilisation aux fabricants de lecteurs et concepteurs de logiciels de lecture, condition que ceux-ci respectent leur tour ces mesures.. Ceci fait qu'aucun logiciel libre (bien plus que les soucis de licence voqu s par Tristan Nitot) n'aura jamais aucune licence qui lui sera accord e : tant que le mat riel informatique, ne supportera pas les DRM en propre, les logiciels capables de lire des contenus prot g s vont n cessairement un moment du processus de rendu (graphique pour les livres, audio pour les mp3, etc ...) avoir la version non prot g e du contenu en m moire. Le code source tant ouvert, n'importe quelle personne (m me pas forc ment de tr s grand hackers) sera possible de d tourner un logiciel libre (son code source est ouvert !) pour r cup rer cette version d cod e du contenu, et en profiter pour le sauver. Je ne suis pas juriste, mais il me parait tr s facile un distributeur de contenus (par exemple Sony) de d fendre devant un tribunal que m me si le responsable du projet libre (par exemple VLC) qui lui demande une licence est sinc re, aucune d veloppeur de VLC ne pourra assurer Sony que leur logiciel ne sera jamais utilis pour contourner les DRM. Tant que aucun mat riel informatique ne sera capable de d coder des DRM lui m me (enlevant cette responsabilit aux logiciels), aucun logiciel libre, et plus g n ralement open source, ne pourra poss der une telle licence, parce que la loi donne tous les outils aux distributeurs et diteurs de contenus de l'emp cher. Arrive donc ma seconde inqui tude : le jour o le mat riel informatique saura g rer lui m me les contenus prot g s. En effet, le jour o l'ordinateur g rera lui m me gr ce au mat riel toutes les protections num riques autour des contenus, nous serons arriv s un r ve d'un consortium Microsoft-AMD-Intel appel Palladium. Sous des pr textes de s curit informatique, ce consortium vise implanter dans le coeur de votre ordinateur, une puce qui sait si tel ou tel mat riel respecte ou non les DRM[3], tant en charge de refuser la transmission d'un contenu sous sa forme d cod e un p riph rique louche . Bien sur, pour tre reconnu par cette puce (appel e puce TCPA comme Trusted Computing Platform Alliance ) il faudra avoir montr patte blanche ce consortium, pay le droit d' tre reconnu, etc ... Sur la FAQ TCPA vous pourrez lire pourquoi un tel syst me am nerait in vitablement l'informatique vers un monde tel que celui d crit dans la fameuse letter from 2020 dont vous pouvez lire une traduction fid le[4]. Ind pendament de toute consid ration personnelle sur le logiciel libre, la diversit est en tout lieu maintenir. Que a soit en politique, en biologie et en g n tique, ... et en informatique. De la diversit na t la concurrence et la cr ation. La diversit est m re d'innovation. Ce sont des lieux communs, mais je tiens les rappeler. Un monde du multim dia o le DRM est roi, serait un monde de la culture unique, o Microsoft serait le Moscou du silicium, et o rien ne pourrait tre fait sans l'aval du Camarade Gates. D'autre part -- et je vais reviens ici sur mon affirmation sur le fait que DAVDSI est pr matur -- interdire le contournement des DRM am ne directement un monde o les contenus ditoriaux ne sont poss d s que par les distributeurs (lire ce billet d'un autre juriste sur le sujet et les commentaires 22 de Luc Saint- lie et mon pr c dent billet lui aussi commentaire sur le blog de Me Eolas). Bien plus loin que des probl mes de copie priv e, c'est le patrimoine culturel de l'humanit qui serait enti rement poss d et g r par les distributeurs (comprendre Sony, Universal, Microsoft, ...). Une seconde lecteure de la letter from 2020 me fait avec une telle loi encore plus froid dans le dos. Une telle loi fait que le patrimoine culturel d'une nation enti re sera divis e entre les serveurs de grosses multinationales, qui n'auront en plus priori aucun devoir de les conserver (!!!!!) ou d'en prendre un soin particulier. La meilleure arme contre l'oubli et la perte de document, c'est la dispersion des contenus, et la r plication (en parler aux biblioth caires d'Alexandrie ... m me Sony n'est pas l'abri d'un incendie ... ou d'un pirate qui lui d truitait tous ses serveurs !). L' tat fran ais est en train de soutenir une loi, qui m ne au final une d possession de sa culture (comme a on pourra faire des conomies sur un minist re apr s tout... pas con!). Et je vous pargne (parce que ce billet est d j bien assez long) ma petite th orie sur les relations entre monopoles et puces DRM/TCPA (je suppose de toute fa on que ce sujet est abord sur la FAQ TCPA). Bref, au lieu de se demander qui doivent tre les garants de notre culture, et de nos contenus num riques, l' tat ne se pr occupe que de surprot ger des multinationales d j surpuissantes, de conforter leur monopole, et de surtout permettre en le gravant dans le marbre de la loi[5] les principes qui pourraient permettre ces m me multinationales de devenir les Big Brother de demain.
Notes [1] voir le billet Le DADVSI Code(5) : l'Opus d'Elie de Maitre Eolas sur le sujet. [2] si si, je le pense. [3] et ce de mani re incontournable. [4] Je n'arrive pas retrouver un pointeur sur l'original... [5] et c'est sans doute a que je trouve le plus scandaleux.

Pierre Habouzit: DAVDSI -- D route Anonc e du Virtuel, par D ficience de ses Syst mes Immunitaires ...

Je ne vais pas faire de pr sentation de DAVDSI, je ne suis pas juriste, et d'autres[1] l'ont d j fait, bien mieux que je ne saurais sans doute jamais le faire. L'article Wikipedia est (comme toujours) tr s clair Je vais plut t revenir sur les diff rents probl mes que cette loi soul vent et qui font actuellement d bat. Je rel ve essentiellement trois grands axes : Ce projet de loi se veut (en tout cas c'est comme a qu'en tant que citoyen il me'a t pr sent , et comment je l'ai compris) de mettre un cadre juridique autour des changes num riques, notament sur Internet (mais aussi de n'importe quel support num rique vers un autre). L galisation du peer-to-peer ? ou licence globale ? Actuellement, le peer to peer et les changes de fichiers sur les r seaux sont dans un tat de vide juridique, ce sur quoi tout le monde est d'accord. Les internautes voudraient voir leur passe temps favori l galis , ou au moins sans doute prot g des inquisitions de la RIAA. Les distributeurs eux (et je souligne le terme distributeur opposer auteurs) sont contre, puisque ceci repr senterait une perte nette dans leur buisness. Je tourne ma phrase au conditionnel parce que je ne veux pas entrer dans les d bats sur le fait que le p2p est ou non b n fique aux distributeurs. D'autres l'ont fait (par exemple dans Confessions d'un voleur de Laurent Chemla, puis plus r cemment Roberto Di Cosmo dans sa lettre ouverte Eddy Mittchell. Mais pour autant que je respecte monsieur Di Cosmo (dont j'ai d'ailleurs suivi les cours passionnants[2]), je pense que lui, ainsi que tout ceux qui se battent pour ou contre la licence globale se trompent de combat. Je m'explique : les d fenseurs de DAVDSI savaient que a serait un gros point de d bat, et tant le point auquel les distributeurs de contenus sont le plus sensibles, ils se sont tr s largement pr par s ce d bat. C'est donc un terrain dangereux, o il est facile de ne plus tre pris au s rieux. D'autant plus que par exemple l' tude de la SPEDIDAM me parait totalement biais (il ne propose que le choix licence global versus ill galit , ce qui donne au r sultat une majorit de gens pour la licence globale, alors que c'est plut t une majorit contre l'ill galit ). Mais j'ai dit que je ne voulais pas m'enfoncer plus loin dans ce d bat, parce qu'il est surtout pr matur . Le r el probl me est que l'on ne sait pas qui ou qu'est ce qu'on prot ge. Il manque un r el d bat et travail de fond sur la propri t intellectuelle vis vis des nouveaux probl mes soulev s par l' re num rique. Nous n'avions pas connu a depuis Gutemberg, bien sur a commence un peu dater ... Au lieu de se poser cette question, qui me parait pourtant pr liminaire au reste du d bat, on voit de toute part les gens se ruer vers des lois-rustines, et cache-mis re. Car DAVDSI est une loi h tive qui veut au plus vite appliquer un sparadrap sur la fissure que repr sente le p2p, sous la pression des distributeurs de contenus. Alors pour ou contre la licence globale ? personnellement je suis contre (et je ne rentrerai pas dans les d tails du sujet ici, on en trouve une vague explication dans les commentaires sur le billet DAVDSI CODE (5)), mais comme les gens qui ont r pondu au sondage de la SPEDIDAM, je suis encore plus contre le fait que a soit ill gal. Entre deux maux, je pr f re le moins dangereux pour moi. Mais la loi se limiterait la licence globale, la limite, je me dirais   quoi bon ... , a serait un mauvais pr c dent, mais la taxe sur les disques durs l' tait d j , c'est juste une prolongation. Malheureusement, la loi va plus loin, et ce sont ces deux points qui me posent le plus de probl mes. L'incompatibilit avec les logiciels libres, et la protection l gale des DRM Mon inqui tude est li e l'interdiction p nalement sanctionn e du contournement des DRM. Les ayatollahs du libres, ainsi que m me des gens plus mod r s, ont tout de suite not l'incompatibilit flagrante de cette loi, avec les logiciels libres (je renvoie le lecteur au blog de Tristan Nitot sur ce point). Mais le probl me me semble bien plus vaste. En effet, m me m me si comme le souligne Me Eolas (que je cite) : La loi fait obligation aux utilisateurs (les maisons de disque et soci t s de production) de ces mesures techniques efficaces d'accorder "de mani re non discriminatoire" des licences d'utilisation aux fabricants de lecteurs et concepteurs de logiciels de lecture, condition que ceux-ci respectent leur tour ces mesures.. Ceci fait qu'aucun logiciel libre (bien plus que les soucis de licence voqu s par Tristan Nitot) n'aura jamais aucune licence qui lui sera accord e : tant que le mat riel informatique, ne supportera pas les DRM en propre, les logiciels capables de lire des contenus prot g s vont n cessairement un moment du processus de rendu (graphique pour les livres, audio pour les mp3, etc ...) avoir la version non prot g e du contenu en m moire. Le code source tant ouvert, n'importe quelle personne (m me pas forc ment de tr s grand hackers) sera possible de d tourner un logiciel libre (son code source est ouvert !) pour r cup rer cette version d cod e du contenu, et en profiter pour le sauver. Je ne suis pas juriste, mais il me parait tr s facile un distributeur de contenus (par exemple Sony) de d fendre devant un tribunal que m me si le responsable du projet libre (par exemple VLC) qui lui demande une licence est sinc re, aucune d veloppeur de VLC ne pourra assurer Sony que leur logiciel ne sera jamais utilis pour contourner les DRM. Tant que aucun mat riel informatique ne sera capable de d coder des DRM lui m me (enlevant cette responsabilit aux logiciels), aucun logiciel libre, et plus g n ralement open source, ne pourra poss der une telle licence, parce que la loi donne tous les outils aux distributeurs et diteurs de contenus de l'emp cher. Arrive donc ma seconde inqui tude : le jour o le mat riel informatique saura g rer lui m me les contenus prot g s. En effet, le jour o l'ordinateur g rera lui m me gr ce au mat riel toutes les protections num riques autour des contenus, nous serons arriv s un r ve d'un consortium Microsoft-AMD-Intel appel Palladium. Sous des pr textes de s curit informatique, ce consortium vise implanter dans le coeur de votre ordinateur, une puce qui sait si tel ou tel mat riel respecte ou non les DRM[3], tant en charge de refuser la transmission d'un contenu sous sa forme d cod e un p riph rique louche . Bien sur, pour tre reconnu par cette puce (appel e puce TCPA comme Trusted Computing Platform Alliance ) il faudra avoir montr patte blanche ce consortium, pay le droit d' tre reconnu, etc ... Sur la FAQ TCPA vous pourrez lire pourquoi un tel syst me am nerait in vitablement l'informatique vers un monde tel que celui d crit dans la fameuse letter from 2020 dont vous pouvez lire une traduction fid le[4]. Ind pendament de toute consid ration personnelle sur le logiciel libre, la diversit est en tout lieu maintenir. Que a soit en politique, en biologie et en g n tique, ... et en informatique. De la diversit na t la concurrence et la cr ation. La diversit est m re d'innovation. Ce sont des lieux communs, mais je tiens les rappeler. Un monde du multim dia o le DRM est roi, serait un monde de la culture unique, o Microsoft serait le Moscou du silicium, et o rien ne pourrait tre fait sans l'aval du Camarade Gates. D'autre part -- et je vais reviens ici sur mon affirmation sur le fait que DAVDSI est pr matur -- interdire le contournement des DRM am ne directement un monde o les contenus ditoriaux ne sont poss d s que par les distributeurs (lire ce billet d'un autre juriste sur le sujet et les commentaires 22 de Luc Saint- lie et mon pr c dent billet lui aussi commentaire sur le blog de Me Eolas). Bien plus loin que des probl mes de copie priv e, c'est le patrimoine culturel de l'humanit qui serait enti rement poss d et g r par les distributeurs (comprendre Sony, Universal, Microsoft, ...). Une seconde lecteure de la letter from 2020 me fait avec une telle loi encore plus froid dans le dos. Une telle loi fait que le patrimoine culturel d'une nation enti re sera divis e entre les serveurs de grosses multinationales, qui n'auront en plus priori aucun devoir de les conserver (!!!!!) ou d'en prendre un soin particulier. La meilleure arme contre l'oubli et la perte de document, c'est la dispersion des contenus, et la r plication (en parler aux biblioth caires d'Alexandrie ... m me Sony n'est pas l'abri d'un incendie ... ou d'un pirate qui lui d truitait tous ses serveurs !). L' tat fran ais est en train de soutenir une loi, qui m ne au final une d possession de sa culture (comme a on pourra faire des conomies sur un minist re apr s tout... pas con!). Et je vous pargne (parce que ce billet est d j bien assez long) ma petite th orie sur les relations entre monopoles et puces DRM/TCPA (je suppose de toute fa on que ce sujet est abord sur la FAQ TCPA). Bref, au lieu de se demander qui doivent tre les garants de notre culture, et de nos contenus num riques, l' tat ne se pr occupe que de surprot ger des multinationales d j surpuissantes, de conforter leur monopole, et de surtout permettre en le gravant dans le marbre de la loi[5] les principes qui pourraient permettre ces m me multinationales de devenir les Big Brother de demain.
Notes [1] voir le billet Le DADVSI Code(5) : l'Opus d'Elie de Maitre Eolas sur le sujet. [2] si si, je le pense. [3] et ce de mani re incontournable. [4] Je n'arrive pas retrouver un pointeur sur l'original... [5] et c'est sans doute a que je trouve le plus scandaleux.

Pierre Habouzit: DAVDSI -- D route Anonc e du Virtuel, par D ficience de ses Syst mes Immunitaires ...

Je ne vais pas faire de pr sentation de DAVDSI, je ne suis pas juriste, et d'autres[1] l'ont d j fait, bien mieux que je ne saurais sans doute jamais le faire. L'article Wikipedia est (comme toujours) tr s clair Je vais plut t revenir sur les diff rents probl mes que cette loi soul vent et qui font actuellement d bat. Je rel ve essentiellement trois grands axes : Ce projet de loi se veut (en tout cas c'est comme a qu'en tant que citoyen il me'a t pr sent , et comment je l'ai compris) de mettre un cadre juridique autour des changes num riques, notament sur Internet (mais aussi de n'importe quel support num rique vers un autre). L galisation du peer-to-peer ? ou licence globale ? Actuellement, le peer to peer et les changes de fichiers sur les r seaux sont dans un tat de vide juridique, ce sur quoi tout le monde est d'accord. Les internautes voudraient voir leur passe temps favori l galis , ou au moins sans doute prot g des inquisitions de la RIAA. Les distributeurs eux (et je souligne le terme distributeur opposer auteurs) sont contre, puisque ceci repr senterait une perte nette dans leur buisness. Je tourne ma phrase au conditionnel parce que je ne veux pas entrer dans les d bats sur le fait que le p2p est ou non b n fique aux distributeurs. D'autres l'ont fait (par exemple dans Confessions d'un voleur de Laurent Chemla, puis plus r cemment Roberto Di Cosmo dans sa lettre ouverte Eddy Mittchell. Mais pour autant que je respecte monsieur Di Cosmo (dont j'ai d'ailleurs suivi les cours passionnants[2]), je pense que lui, ainsi que tout ceux qui se battent pour ou contre la licence globale se trompent de combat. Je m'explique : les d fenseurs de DAVDSI savaient que a serait un gros point de d bat, et tant le point auquel les distributeurs de contenus sont le plus sensibles, ils se sont tr s largement pr par s ce d bat. C'est donc un terrain dangereux, o il est facile de ne plus tre pris au s rieux. D'autant plus que par exemple l' tude de la SPEDIDAM me parait totalement biais (il ne propose que le choix licence global versus ill galit , ce qui donne au r sultat une majorit de gens pour la licence globale, alors que c'est plut t une majorit contre l'ill galit ). Mais j'ai dit que je ne voulais pas m'enfoncer plus loin dans ce d bat, parce qu'il est surtout pr matur . Le r el probl me est que l'on ne sait pas qui ou qu'est ce qu'on prot ge. Il manque un r el d bat et travail de fond sur la propri t intellectuelle vis vis des nouveaux probl mes soulev s par l' re num rique. Nous n'avions pas connu a depuis Gutemberg, bien sur a commence un peu dater ... Au lieu de se poser cette question, qui me parait pourtant pr liminaire au reste du d bat, on voit de toute part les gens se ruer vers des lois-rustines, et cache-mis re. Car DAVDSI est une loi h tive qui veut au plus vite appliquer un sparadrap sur la fissure que repr sente le p2p, sous la pression des distributeurs de contenus. Alors pour ou contre la licence globale ? personnellement je suis contre (et je ne rentrerai pas dans les d tails du sujet ici, on en trouve une vague explication dans les commentaires sur le billet DAVDSI CODE (5)), mais comme les gens qui ont r pondu au sondage de la SPEDIDAM, je suis encore plus contre le fait que a soit ill gal. Entre deux maux, je pr f re le moins dangereux pour moi. Mais la loi se limiterait la licence globale, la limite, je me dirais   quoi bon ... , a serait un mauvais pr c dent, mais la taxe sur les disques durs l' tait d j , c'est juste une prolongation. Malheureusement, la loi va plus loin, et ce sont ces deux points qui me posent le plus de probl mes. L'incompatibilit avec les logiciels libres, et la protection l gale des DRM Mon inqui tude est li e l'interdiction p nalement sanctionn e du contournement des DRM. Les ayatollahs du libres, ainsi que m me des gens plus mod r s, ont tout de suite not l'incompatibilit flagrante de cette loi, avec les logiciels libres (je renvoie le lecteur au blog de Tristan Nitot sur ce point). Mais le probl me me semble bien plus vaste. En effet, m me m me si comme le souligne Me Eolas (que je cite) : La loi fait obligation aux utilisateurs (les maisons de disque et soci t s de production) de ces mesures techniques efficaces d'accorder "de mani re non discriminatoire" des licences d'utilisation aux fabricants de lecteurs et concepteurs de logiciels de lecture, condition que ceux-ci respectent leur tour ces mesures.. Ceci fait qu'aucun logiciel libre (bien plus que les soucis de licence voqu s par Tristan Nitot) n'aura jamais aucune licence qui lui sera accord e : tant que le mat riel informatique, ne supportera pas les DRM en propre, les logiciels capables de lire des contenus prot g s vont n cessairement un moment du processus de rendu (graphique pour les livres, audio pour les mp3, etc ...) avoir la version non prot g e du contenu en m moire. Le code source tant ouvert, n'importe quelle personne (m me pas forc ment de tr s grand hackers) sera possible de d tourner un logiciel libre (son code source est ouvert !) pour r cup rer cette version d cod e du contenu, et en profiter pour le sauver. Je ne suis pas juriste, mais il me parait tr s facile un distributeur de contenus (par exemple Sony) de d fendre devant un tribunal que m me si le responsable du projet libre (par exemple VLC) qui lui demande une licence est sinc re, aucune d veloppeur de VLC ne pourra assurer Sony que leur logiciel ne sera jamais utilis pour contourner les DRM. Tant que aucun mat riel informatique ne sera capable de d coder des DRM lui m me (enlevant cette responsabilit aux logiciels), aucun logiciel libre, et plus g n ralement open source, ne pourra poss der une telle licence, parce que la loi donne tous les outils aux distributeurs et diteurs de contenus de l'emp cher. Arrive donc ma seconde inqui tude : le jour o le mat riel informatique saura g rer lui m me les contenus prot g s. En effet, le jour o l'ordinateur g rera lui m me gr ce au mat riel toutes les protections num riques autour des contenus, nous serons arriv s un r ve d'un consortium Microsoft-AMD-Intel appel Palladium. Sous des pr textes de s curit informatique, ce consortium vise implanter dans le coeur de votre ordinateur, une puce qui sait si tel ou tel mat riel respecte ou non les DRM[3], tant en charge de refuser la transmission d'un contenu sous sa forme d cod e un p riph rique louche . Bien sur, pour tre reconnu par cette puce (appel e puce TCPA comme Trusted Computing Platform Alliance ) il faudra avoir montr patte blanche ce consortium, pay le droit d' tre reconnu, etc ... Sur la FAQ TCPA vous pourrez lire pourquoi un tel syst me am nerait in vitablement l'informatique vers un monde tel que celui d crit dans la fameuse letter from 2020 dont vous pouvez lire une traduction fid le[4]. Ind pendament de toute consid ration personnelle sur le logiciel libre, la diversit est en tout lieu maintenir. Que a soit en politique, en biologie et en g n tique, ... et en informatique. De la diversit na t la concurrence et la cr ation. La diversit est m re d'innovation. Ce sont des lieux communs, mais je tiens les rappeler. Un monde du multim dia o le DRM est roi, serait un monde de la culture unique, o Microsoft serait le Moscou du silicium, et o rien ne pourrait tre fait sans l'aval du Camarade Gates. D'autre part -- et je vais reviens ici sur mon affirmation sur le fait que DAVDSI est pr matur -- interdire le contournement des DRM am ne directement un monde o les contenus ditoriaux ne sont poss d s que par les distributeurs (lire ce billet d'un autre juriste sur le sujet et les commentaires 22 de Luc Saint- lie et mon pr c dent billet lui aussi commentaire sur le blog de Me Eolas). Bien plus loin que des probl mes de copie priv e, c'est le patrimoine culturel de l'humanit qui serait enti rement poss d et g r par les distributeurs (comprendre Sony, Universal, Microsoft, ...). Une seconde lecteure de la letter from 2020 me fait avec une telle loi encore plus froid dans le dos. Une telle loi fait que le patrimoine culturel d'une nation enti re sera divis e entre les serveurs de grosses multinationales, qui n'auront en plus priori aucun devoir de les conserver (!!!!!) ou d'en prendre un soin particulier. La meilleure arme contre l'oubli et la perte de document, c'est la dispersion des contenus, et la r plication (en parler aux biblioth caires d'Alexandrie ... m me Sony n'est pas l'abri d'un incendie ... ou d'un pirate qui lui d truitait tous ses serveurs !). L' tat fran ais est en train de soutenir une loi, qui m ne au final une d possession de sa culture (comme a on pourra faire des conomies sur un minist re apr s tout... pas con!). Et je vous pargne (parce que ce billet est d j bien assez long) ma petite th orie sur les relations entre monopoles et puces DRM/TCPA (je suppose de toute fa on que ce sujet est abord sur la FAQ TCPA). Bref, au lieu de se demander qui doivent tre les garants de notre culture, et de nos contenus num riques, l' tat ne se pr occupe que de surprot ger des multinationales d j surpuissantes, de conforter leur monopole, et de surtout permettre en le gravant dans le marbre de la loi[5] les principes qui pourraient permettre ces m me multinationales de devenir les Big Brother de demain.
Notes [1] voir le billet Le DADVSI Code(5) : l'Opus d'Elie de Maitre Eolas sur le sujet. [2] si si, je le pense. [3] et ce de mani re incontournable. [4] Je n'arrive pas retrouver un pointeur sur l'original... [5] et c'est sans doute a que je trouve le plus scandaleux.

14 January 2006

Brett Parker: New Django Packages

I've just finished uploading new django packages to my repository, the python-django packages are now 0.91, so if you're using 0.90 beware! There are backward incompatable changes, it's probably worth reading http://www.djangoproject.com/weblog/2006/jan/11/091/ and then follow the links for the 5 backwards incompatable changes and fix your apps to the new system. I've also updated the python-django-magic-removal packages to the latest svn (or it was the latest svn when I built them ;). Oh, and a symlink has been added to both packages to link in to the admin-media nicely (OK - so I got bored of editing the python each release to point to the /usr/share location, and this works nicely and simply, I hope. Thanks for the pointer James! :) Oh, one other thing, there's a patch in the debian 0.91 version that means that the startproject part actually generates a settings.py with the "right" timezone and language. I haven't patched the magic removal branch with this (hey, if you're using that, I'm sure you can edit the settings.py and catch those yourself ;) Play, have fun, report bugs at me! (or something)

James Morrison: Randomness

I broke down the other day and installed swfdec to see if there has been much improvement. Well, there hasn't, but I don't have 0.3.6 yet. Fortunately, I was able to pull some stats out of Google analytics, which shouldn't use flash. It seems more than half of the traffic directly on my blog is from Firefox users. Ok that is good. Unfortunatly, only about 25% is from GNU/Linux users. I find this too bad, as it means too many people haven't discovered the quality of more free software.

I haven't been up to much over the last little while. I've started running a couple miles with my coworkers each day, and going to the gym every couple days. I might even have things resembling muscles soon, and I can eat well without any guilt.

Christian Perrier: Dpkg maintenance

Scott James Remnant announced him taking a sabbatical for personal reasons. As Scott was maintaining dpkg for about two years (first NMU in February 2004), this was leaving one of the most important packages in the distribution without maintainer. However, Scott took care asking a few people about taking the package maintenance over. Up to now, these people are Frank Lichtenheld, Guillem Jover, Brenda O'Dea and myself. I of course can't speak for others, but I'll try to make my involvment limited to what I was already working on with Scott: localization of the software. The key point is now organizing things and have some teamwork possible (and refrain my natural tendency to organize things and take the lead, which I wouldn't survive...). So, it's seems like a good opportunity for more people to jump in and come in the package maintenance mailing list. Let's hope that all this will organize itself well and will soon be a good example of collaborative maintenance in Debian.

13 January 2006

Benjamin Drieu: How surprising!

I always knew I had the best of everything.
Your Inner European is French!
Smart and sophisticated. You have the best of everything - at least, *you* think so.
Who's Your Inner European?

12 January 2006

Joachim Breitner: Ubuntu ownz Utnubu - right from the start

Today, Andreas Tille noticed that utnubu.org points to ubuntu.org (and not, as he expected, to the Utnubu Team’s website). This made me curious and a little whois query gave away that utnubu.org is indeed owned by Canonical, the company behind Ubuntu. This is not strage, they have other variations registered, like xubnutu.org (which I noticed when writing German parody news on Xubuntu).What is interesting is the fact that I announced Utnubu on debian-project at Sat, 16 Jul 2005 20:55:08 +0300 and the domain was registered at 16-Jul-2005 22:09:37 UTC by James Troup. I just assume that Canonical did that to give us the domain as soon as we need it, and they just reserved it for us since we don’t have money. Very nice. (But why didn’t the tell anyone? Well, I just assume they forgot, no need to wake sleeping dogs.

11 January 2006

MJ Ray: The Walks and Cycling

The Walks Management Forum meets on Thursday 12th January at 6pm at the council's main offices meeting room 1. I think it's open to public viewing (like most council meetings), but the public can't speak (like most council meetings - grrr), only members. Send me any comments that you have on: Internal Drainage Board works on the Gaywood River; landscaping works in St James Park; bat "mitigation" measures; or foundation design for the new kiosk and footbridge; and I'll pass them on. As part of the Walks project, I'm trying to get the potholed, overgrown and sometimes awkward cycleways brought up to standard. The Walks has three long off-road paths which offer vital "greenway" connections from residential and industrial areas to parts of the town centre, including the rail and bus stations, cinema and library. Here's the last draft I have for a current tricky junction: St John's/Blackfriars cycleway junction proposal The "mini-roundabout" effect will probably be lost, to use the effect of missing markings to make people slow down. If you have comments on this, especially if it links to Sustrans advice, please email it to me (follow permalink for address).

10 January 2006

Benjamin Mako Hill: Imperfectionism

Someone suggested that I was a perfectionist yesterday. The truth is very much the opposite. I'm an imperfectionist.

Zak B. Elep: RFS on robotour and animal, more adopted packages, trip this Thursday, and blog layout b0rkage

As I’ve blogged earlier, I uploaded the updated Debian packages for robotour and animal last night on mentors.debian.net, and am now looking for sponsors. I also noticed that Clint has some packages for sale; I’ll take dbacl and bricolage :) And my fellow MOTU Stephan also has njam from Ubuntu up for adoption, and I’m taking it into Sid, not simply because I feel its my duty being a Ubuntu MOTU to give back to Debian, but because I am an existing Debian maintainer who wants to contribute more to Debian in that capacity. Some of those newly-adopted packages would have to wait, however, until I get back. I’ll be leaving for Manila this Thursday to take my UPOU midterms, as well as to get some things from my old house in Makati. I might be seeing Jerome, Clair, JM, Sacha, and the other PLUG folks at their induction. Among other things, some of my IE-using friends noticed some breakage with my blog layout (sigh). I’ll try to fix this later… Update : Anibal Avelar seems to be the DD for njam already, but I couldn’t see the package in the package pool or in the static packages page, despite being said so in the developer QA page (even the QA page for njam itself doesn’t exist). \sh, it seems that the game is still afoot! Update 2 : Ken Bloom comments that Anibal’s package is in the NEW queue.

9 January 2006

Benjamin Mako Hill: Principles, Software and Freedom

Apologies to anyone that finds this preachy or holier-than-thou. I don't consider myself immune to this criticism: my mobile phone still runs non-free software. I realize that what I describe here is a process for everyone. I'm just trying to make sure nobody gets too comfortable with the status quo. It's been interesting to see non-hackers finding inspiration in the free/open source software movement. In particular, I've been watching this phenomena for a couple years in the the non-profit and NGO sector. Folks in these groups are often very philosophically aligned with the freedom movement behind free software and there are a number of organizations that are involved in promoting free software and the ideas behind it to NGOs and beyond. What's amazing to me is that in many situations, major advocates of free and open source software in these areas -- people who are advocating the software because of the freedom and not only for the pragmatic benefits -- don't actually use free software on their desktops or in other places they could. Sure, everyone uses Firefox. Sure, everyone uses Apache and GNU/Linux for their web servers. Sure, everyone uses Drupal, Mambo, Plone, or another free CMS. But one can't help but notice that Firefox, Apache, and free CMSs are higher quality, more featureful, and easier to use than the proprietary alternatives. People arguing for free software from a principled position need to remember that principled positions are sometimes inconvenient. Free software is no exception. It's frequently different, sometimes incompatible and a bit more work. In some situations (dare I say it?), it's not as good as the proprietary alternatives. We all need to remember that living a principled life is not always the easiest path. If you take a principled position against GMO foods or in favor of organic produce, you'll probably spend more and shop farther from your house. Your favorite fruit may not be in season year-round. If you only buy fair-trade clothing, your garment choices will be cut down in ways that will sometimes be inconvenient. It's nice when taking a principled position also means you get to do what is most convenient. But there's little principle in taking a principled position only when it's convenient. Yes. There are problems -- often major -- with free software: usability, documentation and otherwise. There are also ways to address these problems. Few of them require that you be or become hacker but almost all of them involve using the software first. I don't have to think hard to recall all of the times I've received contributions (e.g., documentation, suggestions, translations, patches, etc.) from people who don't use my software. If you don't think that spreading free software is an ethical act, you can happily ignore me. If you agree that it's the right thing, think hard about your principles and challenge yourself to take the next step -- whatever that is.

Benjamin Mako Hill: Cobblers

If you use dict to look up the word "cobbler" with a "standard" set of dictionaries installed, you'll get a GCIDE definition and the following Wordnet definition:
cobbler (n)
  1. a person who makes or repairs shoes [syn: shoemaker ]
  2. tall sweetened iced drink of wine or liquor with fruit
  3. made of fruit with rich biscuit dough usually only on top of the fruit [syn: deep-dish pie ]
Normally, if you misspell a word or try to look up the plural form of a noun, dict will suggest the correct word. However, if you look up "cobblers" you get:
cobblers (n)
  1. nonsense; "I think that is a load of cobblers"
  2. a man's testicles (from Cockney rhyming slang: cobbler's awl rhymes with ball)
It's not clear to me whether this was non-graceful failure or even failure at all. It is clear that it was not what I was looking for. An educational experience nonetheless.

8 January 2006

Martin F. Krafft: Secure (!) APT updates

Andrew, your method leaves you and your system wide open to MITM attacks. All I need to do is poison your DNS cache at the right moment, and you'll trust my key (apologies to ari for misattribution in a previous edition of this post; thanks to dato for letting me know). I strongly suggest going via gnupg and verifying the fingerprint as well as the signatures on the key. You can use this page to help you verify these data (although the current lack of SSL doesn't really add a benefit, I am working on it). Here's what I usually do:
cirrus:~> GET http://ftp-master.debian.org/ziyi_key_2006.asc   gpg --import
gpg: key 2D230C5F: public key "Debian Archive Automatic Signing Key (2006)
  <ftpmaster<@t>debian.org>" imported
gpg: Total number processed: 1
gpg:               imported: 1
cirrus:~> gpg --check-sigs --fingerprint 2D230C5F
pub   1024D/2D230C5F 2006-01-03 [expires: 2007-02-07]
      Key fingerprint = 0847 50FC 01A6 D388 A643  D869 0109 0831 2D23 0C5F
uid   Debian Archive Automatic Signing Key (2006) <ftpmaster<@t>debian.org>
sig!3        2D230C5F 2006-01-03  Debian Archive Automatic Signing Key
                                  (2006) <ftpmaster<@t>debian.org>
sig!         2A4E3EAA 2006-01-03  Anthony Towns <aj<@t>azure.humbug.org.au>
sig!         4F368D5D 2006-01-03  Debian Archive Automatic Signing Key
                                  (2005) <ftpmaster<@t>debian.org>
sig!         29982E5A 2006-01-04  Steve Langasek <vorlon<@t>dodds.net>
sig!         FD6645AB 2006-01-04  Ryan Murray <rmurray<@t>cyberhqz.com>
sig!         AB2A91F5 2006-01-04  James Troup <james<@t>nocrew.org>
and then I check the trust path from my key to at least one of the keys used to sign the archive key. Only if I find an acceptable path will I then tell APT to trust the key:
cirrus:~> gpg --export -a 2D230C5F   sudo apt-key add -
Ok
Note that the key is signed with the previous archive key, so theoretically you can just build on your previous trust. Until Debian finally gets a proper PKI in place, this seems like the best way to do it.

James Morrison: To Canadians:

I think it's time to weigh in on the Canadian election. I'd like to warn all Canadians that they should not vote for Stephen Harper and the Conservatives. My main reason for this is that the current platform is intended to make income tax significantly harder for all but gas guzzling upper class. The conscientious upper class are screwed as well. So lets start with public transit:
Tax rebates for transit. Why should have I to file more paper work to use public transit. This isn't a tax break, it's an excuse not to make public transit better. Next let's look at child care. What do you know, another tax rebate. How are parents supposed to file for this? What are the criteria to get this. How long do the kids have to be left alone to figure out how to get money? Wait, that looks like someone that can afford someone to look after their kids has time to slog through the paper work to get money. Now, the conservative has plans to not up lower taxes for Canadians that make money and to raise the lowest tax bracket. If Harper really wants to help students and people chasing their dreams, e.g. atheletes, raising the tax-free total is the simpliest solution. Doing taxes in that bracket is really easy and doesn't waste anyones time.

Oops, I missed another paper work filled tax rebate. Rebates are painful cop-outs. Why doesn't the conservative plan actually involve less taxes and less paper work for taxes.

If anyone still supports the Conservative party because they are fiscally conservative, I seriously suggest looking elsewhere. Maybe the NDP.

* Note: I am not an NDP supporter, I actually think the Conservative platform is that bad. It's too bad too, at one point they had the best canadiates. That doesn't seem to be true anymore.

Adam Rosi-Kessel: Is the World Ready for Curdnerds?

Jamie recently created a drupal site for cheese aficionados. So far the main feature is the blog, but it’s coming along quite nicely. Jamie has had some pretty hair-raising cheesemaking experiences, including a near death brush with mozzarella (photos). Curdnerds is clearly ready for the world. The question is whether the world is ready for Curdnerds. Time will tell.

6 January 2006

Benjamin Mako Hill: Confusables

A few days ago, I compared Mika (unfavorably) to a Decepticon. Not having played with transformers as a child and having grown up in Japan where, evidently, they are called "Destrons" instead, she missed the reference. She asked if they were anything like Leprechauns. As it turns out, they're not.

5 January 2006

Benjamin Mako Hill: Lazy Police

In about a week, the MIT police department is going to install proximity-card locks in the building. I am worried about the fact that the MIT card office stores data about card use for 14 days but am optimistic about seeing this issue addressed. However, I suspect that the MIT police department has an ulterior motive in installing this new system. Currently, if somebody is locked out of the building, he or she can call the MIT police to be let in. Of course, the individual must first show their MIT ID card to the police. In the new system, where the MIT ID is the key, it seems like there will be very few situations where the police need to follow-up on lockouts. As a work-reduction measure for the police, it seems quite clever.

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